Le travail du collectif MALM prend naissance dans des lieux ordinaires, souvent en marge des espaces dédiés à l’art, et s’intéresse à ce qui s’y joue, prêtant attention aux matières, aux corps et aux gestes qui y circulent.
Invité par foodculture days pour une résidence dans le Verger de l’Observatoire de Vevey - portion de terrain public enclavée entre les propriétés privées - le collectif a centré son travail autour de la notion de faire commun.
Faire parce que l’action est mouvante, parce que c’est en agissant ensemble qu’on se forge une histoire commune et qu’on dessine des horizons choisis.
Décliné de plein de façons, faire commun est d’abord devenu faire chorale, une pratique partagée et régulière pendant la résidence. Transmises de voix en voix, les chansons liées aux terres communes, au travail agricole et aux luttes collectives ont fait résonner dans le verger des récits anciens avec les enjeux du présent.
Invité par foodculture days pour une résidence dans le Verger de l’Observatoire de Vevey - portion de terrain public enclavée entre les propriétés privées - le collectif a centré son travail autour de la notion de faire commun.
Faire parce que l’action est mouvante, parce que c’est en agissant ensemble qu’on se forge une histoire commune et qu’on dessine des horizons choisis.
Décliné de plein de façons, faire commun est d’abord devenu faire chorale, une pratique partagée et régulière pendant la résidence. Transmises de voix en voix, les chansons liées aux terres communes, au travail agricole et aux luttes collectives ont fait résonner dans le verger des récits anciens avec les enjeux du présent.
Pour faire partie, des formes sur-mesure ont été modelées sur les arbres du verger, sortes de prothèses en argile qui répondent à la sécheresse par leur fonction de nichoirs et abreuvoirs ou deviennent simplement partie prenante du paysage.
La tour carrée, bastion d’un autre temps, devient l’écho d’une lutte réelle et parallèle en faisant rempart, revêtant les couleurs du verger pour enjoindre à défendre les communs. Et c’est tout près des arbres, dans l’ambiance calfeutrée d’un cabanon que le collectif MALM fait corps, proposant de partir de sensations brutes pour habiter l’espace.
Finalement, comme base et liant du projet du collectif, c’est une raisinée qui invite à faire avec. Avec les pommes grapillées, données ou récupérées auprès des habitant·e·x·s du quartier, avec une recette, glanée ça et là, qui devient un geste de transmission et de mémoire mise en acte. Mais surtout, avec les longues heures de cuisson sur le feu qui offrent un prétexte à partager un moment du temps qui passe.
La tour carrée, bastion d’un autre temps, devient l’écho d’une lutte réelle et parallèle en faisant rempart, revêtant les couleurs du verger pour enjoindre à défendre les communs. Et c’est tout près des arbres, dans l’ambiance calfeutrée d’un cabanon que le collectif MALM fait corps, proposant de partir de sensations brutes pour habiter l’espace.
Finalement, comme base et liant du projet du collectif, c’est une raisinée qui invite à faire avec. Avec les pommes grapillées, données ou récupérées auprès des habitant·e·x·s du quartier, avec une recette, glanée ça et là, qui devient un geste de transmission et de mémoire mise en acte. Mais surtout, avec les longues heures de cuisson sur le feu qui offrent un prétexte à partager un moment du temps qui passe.
Restitution de résidence, 3 octobre 2026
Photos © foodculture days / Cynthia Mai Ammann
Photos © foodculture days / Cynthia Mai Ammann

